Automobile: Trump revient sur les normes environnementales d’Obama

trump ecologie
L'administration Trump souhaite revenir sur les normes climatiques misent en place par l'ancien gouvernement Obama en matière de construction automobile.

Le plan climat Obama de nouveau mis à mal

Pour la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement Obama avait contraint les constructeurs automobiles à privilégier la construction de voitures plus écologiques et économiques.  Pour cela l’industrie automobile avait pour objectif une consommation moyenne des véhicules à 4,32l/100km pour l’horizon 2025. Le secteur devait également augmenter la proportion de voitures hybrides et électriques au sein du parc automobile américain.

Oui mais voilà, ce n’est un secret pour personne, le nouveau président américain n’a aucune conscience environnementale. Ces normes écologiques appliquées à une industrie telle que l’automobile sont simplement pour lui, un éventuel frein supplémentaire aux affaires du secteur.
Le gouvernement Trump est donc passé à l’action, et le jeudi 2 août 2018 l’Agence Fédérale de Protection de l’Environnement (EPA) et l’Agence de Sécurité Routière (NHTSA) ont conjointement annoncé la suspension des normes environnementales imposées par le gouvernement précédent.

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Des normes environnementales qui ne seraient plus adaptées aujourd'hui

Selon l’EPA « les normes environnementales ne sont plus adaptées aujourd’hui. » Andrew Wheeler (directeur de l’EPA) a résumé cette décision en indiquant que l’agence fédérale « honorait ainsi la promesse du président Trump faite aux Américains d’apporter une solution sur la question d’économie de carburant et de normes d’émissions de dioxyde de carbone ». et qu’elle tendait « à parvenir à un équilibre réglementaire fondé sur les informations les plus récentes » et à mettre en place « une solution pour les 50 Etats permettant à davantage d’Américains de pouvoir acheter un véhicule moins polluant, sûr, neuf et moins cher ».

 

Des enjeux économiques pour l'industrie automobile américaine

Mais l’argument majeur n’est pas là, pour l’administration Trump le problème est bien financier. Afin de justifier une telle manœuvre, l’argument mis en avant est celui de l’augmentation du prix des véhicules accompagnant les normes mise en places par le gouvernement précédent. Les deux agences fédérales prétendent que cette hausse représenterait 2.340 dollars en moyenne, ce qui inciterait donc les consommateurs à garder leurs véhicules plus longtemps. 
Mais ce qui dérange le gouvernement Trump, ce n’est pas tant le fait que les consommateurs aient  plus difficilement accès aux véhicules.  Non, le vrai problème est que cela puisse éventuellement ralentir la consommation, et donc les ventes de voitures sur le territoire américain. Pour preuve de ce raisonnement, les réactions positives des lobbys de l’industrie automobile à l’annonce de ce revirement.

Des normes environnementales néfastes pour la sécurité routière ?

Enfin, les agences fédérales poussent plus loin leur raisonnement (trop loin?). En effet ils mettent en avant un éventuel problème de sécurité routière vis à vis des normes environnementales Obama. Selon leur raisonnement, les consommateurs ne pouvant pour beaucoup pas se permettre d’acheter des voitures haut de gamme équipées des dernières technologies en matière de sécurité routière. Alors cela aurait un impact sur le nombre de morts sur les routes américaines.
Ce dernier argument parait tellement capillotracté qu’il nous perd totalement de sa crédibilité.

Qui est Andrew Wheeler, le numéro 1 de l'EPA ?

Oui, car la question mérite d’être posée. Comment une agence fédérale visant à protéger l’environnement peut valider et appuyer un tel pas en arrière en matière d’écologie. Si tout ne s’explique pas par la seule présence d’Andrew Wheeler à la direction de cette agence fédérale, il important de présenter le tout nouveau dirigeant de l’EPA.
Andrew Wheeler est un ancien lobbyiste du charbon. Il a également collaboré avec les plus grosses firmes d’énergie fossile américaines (comme par exemple Murray Energy Corporation). En tant que lobbyiste il a également travaillé pour ICOR International, un fabricant de gaz réfrigérant. Il a notamment exercé des pressions pour son compte sur le Congrès américain afin de limiter l’impact des lois en matière d’émissions de gaz à effet de serre.

Avec cette nouvelle nomination controversée à la tête de l’Agence pour la Protection de l’Environnement, l’administration Trump n’envoie donc aucun message positif au reste du monde concernant l’environnement. Au contraire elle continue de détruire un peu plus les efforts du gouvernement précédent en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

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